Sarkozy n'est pas un problème, c'est un symptôme...

Publié le par Neige

Autrefois, le ciment de notre pays était une "identité nationale", un idéal dont nous pouvions être heureux : "France, terre d'asile"... "France, pays des droits de l'Homme"

Aujourd'hui, nous avons un "Ministère de l'Identité nationale" et nous avons perdu tout cela.

Mais tant que nous croirons que le départ de Nicolas Sarkozy serait la solution de tous nos problèmes, nous serons comme ces médecins qui tentent d'atténuer les symptômes au lieu de soigner la cause.

Devant la peur, la grande peur de l'inconnu, certains hommes se replient dans la haine de l'autre, cherchent un coupable, désignent l'ennemi, l'étrange étranger qui est forcément responsable. Avec l'effondrement du système économique, nous avançons dans l'inimaginable, c'est la réalité. Mais cet écroulement inévitable, notre intuition nous en prévenait depuis longtemps, n'est-ce pas ?

Pourtant, le pire n'est jamais sûr, même quand il est probable.

Voilà un communiqué qui n'a pas échappé à nos élites :

4° trimestre 2009 - Début de la phase 5 de la crise systémique globale : la phase de dislocation géopolitique mondiale

...et voilà la réponse de ceux qui tiennent le pouvoir désormais : il est facile de voir que Nicolas Sarkozy n'est pas tout seul dans la mise en scène de cette visite d'usine, qui fait penser à une tranche de vie de l'ancienne URSS. Seuls ont changés les décors et les costumes, l'esprit est le même.





 merci à ARTE, à http://www.lesmotsontunsens.com/ et à http://www.sachonsle.canalblog.com/ 




Je publie rarement sur ce Journal, c'est vrai, on m'en a fait la remarque. Mais c'est tout à fait voulu:  je n'écris que lorsque quelque chose me semble suffisamment pertinent pour que je décide de poser une pierre blanche sur le chemin qu'empruntent mes observations - et mes tentatives de compréhension de la situation globale.

Aujourd'hui, tout ce que je peux constater, c'est que les humains ne sont pas à la hauteur de leur destin. Je ne peux apporter de réponse (comme il est d'usage), car je crois qu'à cet instant précis, il n'y en a pas. Sinon de ne pas renoncer à en chercher une, ensemble.


"Ils ont peur de l'enfer, mais l'enfer ils y sont déjà :
l'enfer, c'est qu'ils se craignent les uns les autres."


(ceux qui ont été attentifs aux bruits du monde ces dernières années connaissent l'origine de cette pensée)

Et je ne voudrais pas finir sans un hommage à un cinéaste qui ne cède pas à la peur, lui.
Welcome est sorti en salle le 11 mars 2009.








Publié dans L'obscurité est venue

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