Les Irlandais de Tarnac ?

Publié le par Neige


Est-il absurde d'imaginer que si Julien Coupat et Yldune ont été vus près des voies TGV quelques heures avant un incident, c'est parce qu'on leur y avait donné rendez-vous, afin que les policiers chargés de leur surveillance les y voient et puissent en témoigner ? L'objectif politique est évident et bien des éléments connus du public semblent se répondre, dans le sens d'une opération qui pourrait avoir été montée de toutes pièces.


Petite revue de Presse & Questions sans réponse


Que faut-il penser du "repenti" qui a été évoqué -très rapidement- dans la Presse ?


Extrait d'un article du JDD
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200846/la-cellule-invisible-a-l-ombre_165551.html

"Un ancien compagnon de route livre un précieux témoignage

Ces mises en examen interviennent après quatre jours de garde à vue dans les locaux de la sous-direction anti terroriste durant lesquels les mis en cause se sont murés dans le silence. Les policiers en savent pourtant long sur cette "cellule invisible". Selon plusieurs sources concordantes, un ancien compagnon de route s'est présenté spontanément, jeudi, dans une brigade de gendarmerie du Puy-de-Dôme. Son témoignage sous X a été versé à la procédure, toujours maigrichonne en termes d'éléments matériels. "Il nous a fourni des précisions sur le fonctionnement et l'état d'esprit de cette cellule, sur l'influence prépondérante de Coupat et sur la volonté du groupe de porter des coups aux symboles de l'Etat et notamment à la SNCF", résume une source proche de l'enquête."


Extrait d'un article de Politis
http://www.politis.fr/Terroristes-d-ultra-gauche-Comment,4923.html

"Un groupe sous surveillance ?

Oui. Selon nos informations, au moins depuis deux ans et demi, comme la plupart des groupes ou des individus participant régulièrement à des manifestations. La mise en fiche particulière, avec suivi par des officiers de police, des manifestants considérés comme « actifs » ou « récidivistes » a été ordonnée le 25 mars 2006 par Nicolas Sarkozy lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur, au lendemain des premières manifestation anti-CPE. Michèle Alliot-Marie a pris le relais en étendant le système de suivi.

Le groupe était-il infiltré ?

La question se pose : à en croire ceux qui ont approché des membres du groupe, dans le XXe à Paris et en Corrèze, il n’aurait jamais été question, au delà des discours, du moindre passage à l’acte. Si la pose des fers à béton sur des caténaires est prouvée, ce qui n’est pas encore le cas, il se dit dans l’entourage du groupe que parmi les personnes relâchées (il y a eu 21 interpellation le 9 novembre au matin) figurerait un personnage qui a beaucoup insisté, il y a trois mois, pour un passage de la théorie à la pratique, idée qui rencontrait des résistances. L’histoire des milieux anarchistes est riche d’inflitrations-provocations dans lesquelles la police n’intervient qu’après l’acte illégal « suggéré ». Soupçons à rapprocher d’un témoignage accusateur sous X (anonymat donc garanti) fait « spontanément » jeudi dernier par un membre du « groupe » dans une brigade de gendarmerie du Puy-de-Dôme."

 

D'après une source familiale, ils se savaient écoutés depuis qu'il avaient étés arrêtés aux USA lors d'une manifestation contre la biométrie.

Toujours d'après la même source : Julien et Yldune ont été vus près des voies TGV près de deux heures avant l'incident du caténaire, puis ils seraient partis. D'autres trains seraient passés ensuite. Ces propos restent à vérifier, en ce qui concerne les horaires où ils ont étés vus et le passage de trains entre ce moment et celui de l'incident : en effet, ils n'ont pas pu poser quoi que ce soit sur la ligne... s'ils étaient déjà partis. Et si d'autres trains sont passés, la ligne était en état de fonctionner.



Aucun du matériel nécessaire à une telle intervention -qui présente un gros danger technique - n'a été retrouvé nulle part chez les inculpés.

Contribution de "survivant" 18H40 03/12/2008 sur Rue89
http://www.rue89.com/2008/12/03/autonomes-et-sabotages-retour-sur-une-enquete-tres-mediatique?page=2#comment-580286

"Comment des pandores qui suivaient de près ces saboteurs ont-ils retrouvés que une pince coupante et une torche électrique ? Une ligne de chemin de fer est alimentée en 25000 volts. MAM aurait dû se renseigner auprès de son ami le PDG d’EDF pierre gadonneix sur les dangers de l’électricité. Pour celui qui connaît un peu le courant électrique jamais il ne lui viendrait à l’idée d’ouvrir un boîtier EDF comportant des plombs pour l’alimentation des habitations sans des protections adéquates gants en latex supportant les chocs électriques premier rempart contre l’électrocution. Mieux, ceux qui vont dans les transformateurs sont équipés de bottes en caoutchouc, de gants, de perches et de lunettes. Alors que les demeurant écroués n’avaient rien de tous ces équipements y compris chez eux ! Ils sont peut-être allumés pour certains mais certainement pas suicidaires."




 


Publié dans L'obscurité est venue

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Neige 09/12/2008 19:20

Merci, l'avis de spécialistes en risques électriques, c'est exactement le genre d'infos qui "pèsent" dans cette histoire... quoique je pense que la Justice soit déjà tombée, forcément, sur ces incohérences... pour l'instant ils ne s'en vantent pas.Vous dites "Des milliers de salariés savent intervenir en sécurité sur ce type ligne" mais justement... Julien Coupat n'a pas du tout ce genre de formation, semble-t-il... et est-ce que vous sous-entendez que la pièce destinée à arracher le caténaire aurait pu être posée par... des personnes du métier ?

Maxbault 09/12/2008 18:51

Joli article de soutien,Petite précision, la sncf est équipée de ligne 25 000V alternatif et 1500V continu. Des milliers de salariés savent intervenir en sécurité sur ce type ligne. Je suis formateur en risques électriques, je connais un peu le sujet ;-)Maxbault