Ce futur est révolu

Publié le par Neige

 

La Mondialisation n'aura pas lieu. Ce mouvement économique globalisé dont nous craignons tous les conséquences inhumaines ne pourra pas se poursuivre, parce qu'il s'agit d'un système entièrement appuyé sur l'énergie abondante et bon marché. Qui, elle, est irrémédiablement condamnée.

Yves Cochet (Député Vert du 14e Arrondissement de Paris) tente d'attirer notre attention depuis plusieurs années déjà. Aujourd'hui les faits lui donnent raison.


Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c'est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n'est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c'est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Chronique parue sur le site Actu-Environnement (29 mai 2008)
http://www.yvescochet.net/wordpress/?p=125

En effet, la mondialisation économique semble poursuivre inexorablement sa route. Mais si les entreprises délocalisent aujourd'hui, ce n'est pas en vue d'un expansionnisme à long terme : c'est pour faire un maximum d'argent le plus vite possible. Nous nous obstinons à contempler l'arbre qui cache la forêt.


Ceux qui tirent des bénéfices du système n'ont plus qu'un seul objectif : accélérer le pillage de tout ce qui peut encore produire de la richesse, de toutes les manières imaginables. Afin d'être parfaitement à l'aise le jour où il deviendra indispensable pour eux et leurs proches de se mettre en sécurité. Protégés du réchauffement sous des climatisations puissantes. Comme de la vue - et de la riposte - de l'humanité en dérive dans un environnement saccagé.


Aucune conspiration secrète là-dedans : leurs résidences ultra-luxueuses, surveillées par des milices privées, existent déjà. Les hôtels cinq étoiles en plein désert ou sur des îles isolées sont photographiés pour les magazines sur papier glacé. Tout se passe au grand jour, l'information existe : il suffit d'observer.


Noam Chomsky remarque que dans la population générale, seule une petite partie de la société participe aux décisions : élus, journalistes, universitaires, etc. "Ceux-là, dit-il, il convient donc de les endoctriner". Les autres, qu'il évalue à au moins 80%, il suffit de les faire obéir, car "ce sont eux qui payent". Et voilà pourquoi Monsieur le Lay vend du temps de cerveau disponible.


Il est encore assez courant de croire que les grands de ce monde ont le nez sur le guidon, ne prévoient rien, nous mènent à la catastrophe sans réagir. En réalité (et nous le savons aussi) ils disposent des services d'informations les plus puissants qui soient. Et s'ils n'ont rien dit, s'ils ont discrédité ceux qui tentaient d'informer le public, c'est simplement pour pouvoir vendre leur camelote le plus longtemps possible.

Le mouvement s'accélère et beaucoup d'Etats autrefois démocratiques, mais désormais noyautés par les bénéficiaires directs de ce mécanisme d'aspiration des richesses, n'hésitent plus à recourir à une répression de plus en plus violente pour faire taire les mécontents. En particulier ceux qui s'opposent à la liquidation du bien commun, qui paraît-il, maintenant, coûte trop cher. Les pillards ne sont jamais rassasiés.


7 juin 2008 - Carhaix (Bretagne) en révolte pour son Hôpital



Samedi 21 juin 2008
Hopital de Carhaix : élus chargés et matraqués

http://www.ouest-france.fr/Hopital-de-Carhaix-elus-charges-et-matraques/re/actuDet/actu_3631-651295------_actu.html


La fin du pétrole signifie la relocalisation des cultures vivrières, la réactivation du tissu social qui a été méthodiquement neutralisé, euthanasié même, afin que tout lien d'échange désintéressé soit remplacé par une transaction financière taxable. Le pouvoir ne pourra pas se mondialiser : la fin du pétrole signifie une reprise en main par le citoyen de son destin, à l'échelle de communautés plus modestes... mais aussi plus humaines.


Et c'est à nous de nous en occuper : nous devons cesser de nous en remettre à eux et admettre enfin qu'ils ne nous sauveront pas, car cela n'a jamais été leur but.


Comme nous l'ont écrit les Anciens Hopis, depuis l'Arizona, en 2002 :
Nous sommes ceux que nous attendions.







Lohiel, texte Copyleft

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