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Journal et Contes de Neige, réfugiée dans sa Forêt ombreuse.
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Dimanche 1 mars 2009

Autrefois, le ciment de notre pays était une "identité nationale", un idéal dont nous pouvions être heureux : "France, terre d'asile"... "France, pays des droits de l'Homme"

Aujourd'hui, nous avons un "Ministère de l'Identité nationale" et nous avons perdu tout cela.

Mais tant que nous croirons que le départ de Nicolas Sarkozy serait la solution de tous nos problèmes, nous serons comme ces médecins qui tentent d'atténuer les symptômes au lieu de soigner la cause.

Devant la peur, la grande peur de l'inconnu, certains hommes se replient dans la haine de l'autre, cherchent un coupable, désignent l'ennemi, l'étrange étranger qui est forcément responsable. Avec l'effondrement du système économique, nous avançons dans l'inimaginable, c'est la réalité. Mais cet écroulement inévitable, notre intuition nous en prévenait depuis longtemps, n'est-ce pas ?

Pourtant, le pire n'est jamais sûr, même quand il est probable.

Voilà un communiqué qui n'a pas échappé à nos élites :

4° trimestre 2009 - Début de la phase 5 de la crise systémique globale : la phase de dislocation géopolitique mondiale

...et voilà la réponse de ceux qui tiennent le pouvoir désormais : il est facile de voir que Nicolas Sarkozy n'est pas tout seul dans la mise en scène de cette visite d'usine, qui fait penser à une tranche de vie de l'ancienne URSS. Seuls ont changés les décors et les costumes, l'esprit est le même.





 merci à ARTE, à http://www.lesmotsontunsens.com/ et à http://www.sachonsle.canalblog.com/ 




Je publie rarement sur ce Journal, c'est vrai, on m'en a fait la remarque. Mais c'est tout à fait voulu:  je n'écris que lorsque quelque chose me semble suffisamment pertinent pour que je décide de poser une pierre blanche sur le chemin qu'empruntent mes observations - et mes tentatives de compréhension de la situation globale.

Aujourd'hui, tout ce que je peux constater, c'est que les humains ne sont pas à la hauteur de leur destin. Je ne peux apporter de réponse (comme il est d'usage), car je crois qu'à cet instant précis, il n'y en a pas. Sinon de ne pas renoncer à en chercher une, ensemble.


"Ils ont peur de l'enfer, mais l'enfer ils y sont déjà :
l'enfer, c'est qu'ils se craignent les uns les autres."


(ceux qui ont été attentifs aux bruits du monde ces dernières années connaissent l'origine de cette pensée)

Et je ne voudrais pas finir sans un hommage à un cinéaste qui ne cède pas à la peur, lui.
Welcome sortira en salle le 11 mars 2009.








Par Neige - Publié dans : L'obscurité est venue - Communauté : Libre expression
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Jeudi 15 janvier 2009

Lettre ouverte à tous ceux qui soutiennent les inculpés du 11 novembre

De Benjamin

Salut à tous,


C’est après trois semaines de décompression et un temps de réflexion, de lecture intensive de tout ce qui s’est dit sur cette affaire pendant que nous étions au trou, que j’entame l’écriture de cette lettre.

Je suis sorti de Fresnes voilà un peu plus de trois semaines maintenant, un peu déboussolé. Je ne m’attendais plus à être libéré aussi vite devant ce qui semblait être un traquenard si bien orchestré. Retrouver l’air du dehors et l’horizon du monde ont bien sûr été un grand soulagement, on s’habitue si vite à voir son existence bornée par des murs et des grilles, qu’il semble que ça fait des siècles quand bien même ça ne fait au fond que deux ou trois semaines. Je remercie du fond du cœur tous ceux qui se sont démenés pour nous sortir de là. Je suis sûr que malgré tout l’arbitraire qui entoure les décisions de justice, cette pression nourrie par les comités, les parents, amis et tous ceux qui ont senti à raison que cette affaire les concernait au plus près a eu un effet conséquent. J’aurais aimé pouvoir le faire d’une seule voix avec mes camarades co-inculpés mais comme vous le savez il nous est interdit de rentrer en contact d’une quelconque manière sous peine notamment de retourner en prison.


Mais je suis hanté d’une certitude : cette libération relève d’une «chance» inespérée, chance qui remonte à loin, celle d’une part d’être né blanc, d’avoir eu l’opportunité d’être diplômé, d’avoir des parents et des amis issus de cercles «privilégiés» dont la mobilisation a sans nul doute plus de chance d’être entendue que si j’étais né ailleurs et dans un autre milieu.

Je suis hanté bien sûr par le fait que deux de mes amis et camarades soient toujours incarcérés pour des motifs aussi rocambolesques, mais aussi par la pensée que des centaines d’autres personnes croisées notamment au cours de ma courte détention n’ont jamais eu cette «chance» et pour cause. Les prisons françaises ont englouti au cours des dernières années toute une frange de la jeunesse de ce pays, cette frange jugée inassimilable, sans cesse harcelée, toujours «déjà condamnée» et qui refuse toujours de rentrer dans les rangs étouffoirs de cette société. Un fait saute aux yeux quand on fréquente les cours de prison, une très claire majorité de détenus est composée par des jeunes des quartiers populaires, dont certains ont été abonnés aux séjours en prison. On remarque aussi le nombre effarant de personnes détenues, pour des périodes souvent très longues, sous le régime de la détention provisoire, régime dit «exceptionnel». 6 mois, 9 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans, sans procès et bien souvent sans preuve tangible. C’est qu’il est sans doute plus compliqué d’avoir des «témoignages de moralité», des garanties de représentation recevables quant on vient de Villiers-le-Bel, Aubervilliers ou Bagneux, quand vos parents sont considérés comme étrangers, qu’ils ne maîtrisent pas la langue des magistrats et des media ou quand ils ne justifient pas d’une activité professionnelle stable et surtout reconnue.

Pas de misérabilisme toutefois, la solidarité se forge aussi derrière les murs des prisons, la politique pénale de ce gouvernement est en train de fabriquer une bombe à retardement. Plus on bourrera jusqu’à la gueule les geôles de ce pays, plus des destins vont s’y croiser et dresser des ponts entre tous ces milieux si savamment séparés à l’extérieur.

Le rapprochement entre les traitements politiques, policiers et médiatiques (cette triade tend à devenir une expression consacrée, peut être faudrait-il penser à les fusionner officiellement !), de l’affaire de Tarnac et celle de Villiers-le-Bel l’année dernière est pertinente à plus d’un titre…

Novembre 2005 (Clichy-sous-Bois), CPE, élection présidentielle, Villiers-le-Bel, LRU … deux parties de la jeunesse que tout a priori oppose, nourrissent conjointement la paranoïa du pouvoir.

La réponse ne se fait pas attendre et prend les même traits. D’un côté «lutte contre le règne des bandes» pour justifier la répression dans les quartiers après les émeutes, de l’autre, fabrication de toutes pièces d’une «mouvance anarcho-autonome», de «groupuscules d’ultra-gauche», comme repoussoirs à la révolte diffuse qui essaime au fil des mouvements de la jeunesse étudiante ou «précaire». Dans les deux cas, une politique de communication de longue haleine pour dessiner les contours de «l’ennemi intérieur», qui débouche bruyamment sur des opérations coup de poing sur-médiatisées. Démonstrations de force démesurées, curées médiatiques, embastillements purs et simples. Faut-il le rappeler, outre les inculpés et incarcérés multiples de novembre 2005, cinq personnes sont toujours incarcérées après le coup de filet de Villiers-le-Bel et attendent un procès qui ne vient pas, faute de preuves. Aujourd’hui c’est notre tour, mais la chasse aux dits «anarcho-autonomes» est ouverte depuis plus d’un an, six personnes au moins ont déjà été interpellées et entendues devant les juridictions anti-terroristes depuis décembre 2007 pour des faits ou des suspicions qui n’avaient jamais relevé d’un tel régime juridique jusque là. L’étau se resserre et tous les coups semblent désormais permis.

Il a déjà été développé largement dans les communiqués des comités de soutien à quel point le recours aux outils de l’anti-terrorisme représente un glissement significatif des procédés de gouvernement et de la «gestion» de la contestation. Des scénarii déjà vus dans plusieurs pays au cours des dernières années (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie…) débarquent avec fracas en France et signent l’entrée dans un régime où l’exception devient la règle. Ces procédures n’ont la plupart du temps rien à voir avec le «terrorisme» et ce quelle que soit la définition qu’on en donne, elle répondent à la logique millénaire de «en réprimer un pour en apeurer cent». En d’autres temps on en aurait pendu «quelques-uns» à l’entrée de la ville, pour l’exemple.


Dans notre cas, il est très vite apparu que «l’affaire des sabotages de la SNCF» n’était qu’un prétexte opportun pour déployer au grand jour une opération de communication et de «neutralisation préventive» prévue de longue date (depuis l’arrivée de MAM au ministère de l’Intérieur). La rapidité de la mise en branle de «l’opération Taïga» et l’absence quasi totale d’éléments matériels au dossier, même après les perquisitions et les interrogatoires croisés, dévoile très vite à qui n’est pas occupé à hurler avec les loups, la grossièreté du montage policier. Il aura pourtant été fait de sévères efforts d’assaisonnement de cette histoire un peu fadasse, un «groupuscule en rupture de ban et s’adonnant à la clandestinité», un «chef incontesté», son «bras droit», ses «lieutenants», des «relations amicales» ménagées dans le village par «pure stratégie». Mais rien n’y fait les gens croient définitivement et heureusement plus «à ce qu’ils vivent qu’à ce qu’ils voient à la télé».

Une fois répondu pour chacun à la question de sa participation ou non aux «actes de dégradation» sur les caténaires de la SNCF, reste cet immense gloubi-boulga qu’est l’accusation d’«association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste». C’est d’ailleurs le seul chef d’accusation qui pèse sur la plupart des inculpés dont moi-même.

Ce chef d’inculpation repose sur un faisceau d’informations et d’hypothèses disparates, réunies par les services de renseignement, mais que seule une prose policière pour le moins imaginative permet d’articuler entre elles d’une manière aussi unilatérale. Les liens d’amitié, politiques chacun à leur manière, deviennent sans l’ombre d’un doute des affiliations organisationnelles voire hiérarchiques. On fait d’une série de rencontres, de la participation de quelques-uns à des manifestations, de la présence de certains autres relevée au cours des mouvements sociaux qui ont émaillé les dernières années, les présages de la raison d’être strictement «politique» (au sens le plus classique et plat du terme) d’un «groupe» identifiable et isolable comme «cellule» (cancéreuse ?). Cela est une contre-vérité absolue et détermine un certain nombre de contre-sens vis à vis de ce dont nous avons été diversement porteurs au fil des années.

Le délit d’«association» permet d’englober d’un seul coup l’entièreté de l’existence des personnes visées et tout peut y devenir un élément à charge : lectures, langues parlées, savoir-faire, relations à l’étranger, mobilité, absence de téléphone portable, rupture avec son «plan de carrière» où avec son extraction sociale, vie amoureuse et j’en passe.

L’utilisation de ces outils «antiterroristes» n’est finalement rien d’autre que l’indice de l’agressivité propre à tout pouvoir qui se sait de toutes parts menacé. Il ne s’agit pas tant de s’en indigner. Il s’agit en tout cas de ne pas, ou plus, être dupe de cette opération de police politique. Elle n’est que la tentative, des tenants du pouvoir, de communiquer au «corps social» leur propre paranoïa, qui, elle, n’est peut être pas totalement sans fondement.


On parle beaucoup autour de cette affaire de l’essai intitulé L’insurrection qui vient et tout le monde y va de son hypothèse pour dire QUI est derrière cette signature qu’est le «comité invisible». Cette question n’est intéressante que d’un point de vue strictement policier. Le choix éditorial d’anonymat qui a été fait doit être entendu, à mon avis, non comme une particulière paranoïa des auteurs (même si elle se trouverait aujourd’hui cent fois justifiée) mais par l’attachement à une parole essentiellement collective. Non pas la parole d’un collectif d’auteurs qu’on pourrait dénombrer, mais une parole qui s’est forgée dans les aléas d’un mouvement où la pensée ne saurait plus être attribuée à tel ou tel en tant qu’auteur.

Ce livre suscite beaucoup de désaccords, voire de réprobation y compris parmi nous qui avons pourtant fait l’effort de le lire et le comprendre. Il me semble que c’est l’objet même de l’écriture politique : mettre ce qui demande à être débattu sans délai au centre, le rendre incontournable, quitte à être cru et sans nuance.

Tous ceux qui, par ailleurs, prétendent savoir QUI est l’auteur de ce livre mentent purement et simplement ou prennent leur hypothèse pour la réalité.

Les «lectures» récentes de ce livre, notamment celle de la police et de quelques criminologues de salon posent à beaucoup la question de la «radicalité». Cette «radicalité» nous est renvoyée à nous comme trait d’identité, voire comme chef d’inculpation qui ne dit pas son nom. Je ne me sens pas particulièrement radical, au sens d’être prêt à accorder les constats, les pensées et les actes (ce que plus personne ne fait malheureusement et depuis longtemps). Par contre la situation est radicale et l’est de plus en plus. Elle détermine des mouvements de radicalisation diffus, qui ne doivent rien à quelque groupuscule que ce soit. Chaque jour dans mon activité d’épicier notamment ou quand je sers au bistrot, ou bien encore quand j’étais en prison, je discute, j’écoute ce qui se dit, se pense, se ressent, et je me sens parfois bien modéré face à la colère qui monte un peu partout. Ce gouvernement a sans doute raison d’avoir peur que la situation sociale lui échappe, mais nous ne servirons pas sa campagne de terreur préventive, car le vent tourne déjà. Il vient de Méditerranée.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, de doutes à lever, de manipulations à déjouer, mais tout ça ne fait que commencer. Ainsi ma position est en phase avec celle des comités de soutien qui fleurissent un peu partout : abandon des charges d’«entreprise terroriste» et d’«association de malfaiteurs», libération immédiate de Julien et Yldune et de tous ceux et celles qui sont incarcérés à ce titre, pour commencer…

Viendra le moment où on devra bien nous rendre des comptes pour le préjudice énorme qu’on nous a fait subir, à nous, à Tarnac, mais aussi pour ce qui n’est qu’une provocation supplémentaire...

...à l’encontre de tout ce qui ne se résigne pas au désastre en cours.








Par Neige - Publié dans : La Légende des Peuples Libres - Communauté : Libre expression
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Samedi 3 janvier 2009


Par Numerosix, Prisonnier dans le village global

A toutes les élites: économiques, politiques, médiatiques, philosophiques, journalistiques, artistiques, cinématographiques, technocratiques, techniques, démocratiques, flics, frics, tiques, bourrées de tics, cyniques, pathétiques, mythiques, sismiques, cycloniques, éthiques, ethniques, éthyliques, élitistes, écologiques, épiques, électriques, électroniques, humoristiques, hermaphrodites, hystériques, transgéniques et toxiques.

"On" vous souhaite encore plus de santé!

Que vos cliniques privées soient encore mieux gérées, que vos priorités dans l’hôpital public soient bien respectées (à hauteur de vos dessous de table et de vos relations)
Que votre nouveau sang suisse transfusé soit bien rouge et désintoxiqué
Que vos organes fatigués soient remplacés, que vos nouvelles dents soient bien implantées, que vos spas aux seychelles soient protégés des tsunamis, que vos bronzages soient éclatants et perpétuels…


"On" vous souhaite encore plus de prospérité!
  • Que vos banques de compensations compensent toujours bien
  • Que vos conseillers financiers soient encore plus géniaux pour trouver des trucs et des failles
  • Que vos pays d’accueils défiscalisés restent souverains
  • Que vos députés amis votent bien vos lois clé en main sans rechigner
  • Que vos créatures à la tête de l’Etat n’oublient pas qui les ont faites et pour quelles réformes
  • Que les nouvelles opportunités ne vous échappent pas
  • Que vos réseaux vous alertent à temps
  • Que les plus grosses parts du gâteau vous soient toujours attribuées
  • Que de vos stratégies du choc vous récupériez les retombées
  • Que vos fils et vos filles continuent d’accumuler les richesses et les honneurs…

"On" vous souhaite encore plus de sécurité!

Celle de vos emplois (mais pas des flexibles que vous employez)
  • de vos prébendes
  • de vos octrois
  • de vos charges
  • de vos émissions
  • du bon déroulement de vos programmes
  • de vos jetons de présence
  • de vos parachutes
  • de vos véhicules volants
  • de vos cargos contre la piraterie
  • de vos placements
  • de vos déplacements
  • de la structure de vos palais à Venise

"On" vous souhaite que vos syndicats ne soient pas débordés par la base, votre extrême gauche médiatique par l’ultra gauche invisible, vos crabes par la marée, que vos spectateurs continuent à croire à vos spectacles et à rire de vos comiques, vos consommateurs à avaler vos produits toxiques, vos juges à maintenir en prison de vieux assassins politiques du siècle dernier jusqu'à ce que mort s’ensuive , vos policiers à maintenir la distance entre vous et le peuple hostile ou admiratif …


"On" vous souhaite encore plus de bonheur!
  • Que vos vies de rêve fassent toujours rêver ceux qui vivent un cauchemar
  • Que vos fondations culturelles, artistiques ou humanitaires flattent vos égos et subliment votre capital image
  • Que vos fêtes sponsorisées soient grandioses
  • Que vos femmes vos maîtresses et les prostituées que vous payez ressemblent aux mannequins des magazines (ou le soient réellement)
  • Que vos médias vous encensent
  • Que les photographes vous photoshopent éternellement jeunes et sans défauts
  • Que les maquilleurs vous transforment
  • Que votre aplomb se change en or

"On" vous souhaite encore plus de cadeaux!
  • Fiscaux
  • Défiscalisés
  • Des belles montres à 20 smic
  • De beaux châteaux classés au patrimoine
  • Des téléphones en or gratuits distribués à l’entrée des palaces
  • Des héritages somptueux à droits de succession plafonnés
  • Des invitations VIP pour vipères
  • Des prêts de grand couturiers à perruques
  • Des places réservée dans les talk show pour vous servir la soupe
  • Des tribunes pour vos débats de fausses luttes spectaculaires
  • Des motos pour vous ouvrir la route
  • Des policiers pour la barrer aux autres
  • Des accréditations
  • Des passe-droits
  • Des suites au Carlton
  • De beaux mariages offerts par Paris-Match, des marchés publics…

"On" vous souhaite encore plus de faire de beaux voyages

Pour aller à vos conventions, à vos symposiums, à vos réunions de maîtres du monde, à vos rencontres de grands spécialistes, de grands penseurs, de grands flics, de grands artistes, à vos sommets, à vos festivals.

  • Pour travailler votre notoriété mondiale
  • Pour faire vos caprices dans les palaces
  • Pour suivre vos interventions diplomatiques et humanitaires d'image dans les pays en guerre
  • Pour mieux écrire vos livres-enquetes best sellers in situ dans les pays en crise
  • Pour les transferts de machines dans vos usines délocalisées
  • Pour vos produits par containers
  • Pour votre argent qui circule
  • Pour vos flux


De tout cela , et de bien d’autres choses encore que vous avez déjà, toujours plus, pour vous, "on" vous en souhaite… Mais c’est qui "on"? Ben, c’est pas nous.

http://www.rue89.com/2009/01/01/on-souhaite-une-bonne-annee-2009-a-toutes-les-elites






Par Neige - Publié dans : L'obscurité est venue - Communauté : Libre expression
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Mercredi 17 décembre 2008


Le 11 décembre dernier, Noël Mamère et d'autres élus ou intervenants de la société civile ont réuni une conférence de Presse, dans les locaux même de l'Assemblée Nationale. Ils y ont lancé des accusations extrêmement graves contre le gouvernement français.

Le Président de la Ligue des Droits de l'Homme, en particulier, a démontré l'illégalité des pratiques policières actuelles - et de celles de certains magistrats.

Une semaine après, toujours rien dans la Presse ! Quelques entrefilets ici ou là, mais AUCUN traitement réel de cette information cruciale. La salle était pourtant loin d'être vide, comme vous pourrez le constater en visionnant les films.

Où étiez-vous lorsqu'ils ont assassiné la Démocratie et imposé par la force un Etat policier ?


 

 

 

Si vous avez la force, nous avons le Droit  !

Victor Hugo

 



A rediffuser et copier-coller sans modération !

Par Neige - Publié dans : L'obscurité est venue - Communauté : Libre expression
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Mardi 16 décembre 2008


Nous avons vraiment la droite la plus stupide du monde... à moins que ce soit nous qu'elle ne prenne pour des ultra-imbéciles ?

Lu sur France Info :

Sabotages SNCF : une revendication venue... d’Allemagne
France Info - Hier, 17:59


Des anonymes ont revendiqué dans une lettre au quotidien allemand Tageszeitung des actes de sabotage contre des lignes de chemin de fer en France et en Allemagne en novembre.


Et si la "cellule invisible" de Tarnac n’avait rien à voir avec les sabotages de voies ferrées du mois dernier ?


A la mi-novembre, le quotidien berlinois Tageszeitung (TAZ) a reçu une lettre de revendication anonyme après le sabotage d’un convoi ferroviaire de déchets nucléaires. Le train transportant ces déchets entre la France et l’Allemagne avait mis plus de trois jours pour arriver au centre de stockage, durant le week-end du 11 novembre.


"Parce que nous en avons ras le bol, nous avons dirigé notre colère contre les lignes de transport de (déchets) nucléaires", écrivaient les auteurs de cette missive reçue par la TAZ et transmise à l’AFP.


"Avec des incendies criminels et des crochets métalliques, nous avons donné le signal de notre résistance sur les lignes Paris-Strasbourg, Paris-Lille, Paris-Rhône-Alpes, Paris Bourgogne, Ludwigshafen-Mayence (ouest), Kassel-région de la Ruhr (centre et ouest), région de la Ruhr-Hanovre (idem), Brême-Hambourg (nord) et plusieurs lignes des environs de Berlin", poursuit cette lettre.

(...)

intégrale :
http://www.france-info.com/spip.php?article226087&theme=9&sous_theme=11

Mi-novembre... donc ils le savaient et ils y sont allés quand même, arrêter les ultra-épiciers de Tarnac... incapables à ce point de prévoir que ça allait leur revenir en pleine figure ? Je sais bien que les gens coutumiers du mensonge (normal en politique, paraît-il) perdent vite contact avec la réalité, s'égarant dans leurs propres constructions imaginaires... donc sont parfaitement infoutus de prévoir les conséquences de leurs actes. Mais cela me laisse toujours aussi songeuse, quand je me rappelle que ce sont ces personnes-là qui décident du destin de millions de citoyens.

En attendant, Mediapart publie une série de quatre films édifiants... C'est bien la première fois que je vois des "terroristes" avoir du mal à cacher leur envie de rire, face à  l'absurdité de ce dont on les accuse !

 



 




La suite sur Mediapart

http://www.mediapart.fr/journal/france/151208/sabotage-sncf-la-police-a-fait-un-pur-montage



ou ici :

http://www.dailymotion.com/video/x7q470_tarnac-opration-tayga-enqute-vido-d_news

http://www.dailymotion.com/video/x7q7ev_tarnac-lemballement-mdiatique-enqut_news

http://www.dailymotion.com/video/x7qjji_tarnac-une-affaire-politique-enqute_news





 


 

Par Neige - Publié dans : Les Tablettes de l'Ermite - Communauté : Libre expression
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Samedi 13 décembre 2008


(transmis par Caro, une amie précieuse - et à faire circuler sans modération)

Sur Indymedia Grèce est parue une lettre des amis d’Alexandros (le jeune qui a été tué par la police).
Elle a été traduite. Je trouve un certain écho avec ce que des jeunes d’ici peuvent ressentir :


Nous voulons un monde meilleur.
Aidez-nous.
Nous ne sommes pas des terroristes, des « cagoulés », des «connus-inconnus» .

NOUS SOMMES VOS ENFANTS.


Ces « connus-inconnus » …
Nous avons des rêves. Ne tuez pas nos rêves.
Nous avons de l’élan. Ne stoppez pas notre élan.

SOUVENEZ-VOUS.


Un temps, vous étiez jeunes aussi.
Maintenant vous cherchez de l’argent, vous n’êtes intéressés qu’à la vitrine, vous avez pris du poids, vous avez perdu vos cheveux.

ET VOUS AVEZ OUBLIE.


Nous attendions votre soutien.
Nous attendions votre attention, nous pensions que nous allions être fiers de vous - pour une fois.

EN VAIN.


Vous vivez des vies fausses, la tête penchée, vous êtes alliénés, rendus au système…
Vous avez jeté l’éponge et vous attendez le jour de votre mort.
Vous n’ avez plus d’imagination, vous ne tombez plus amoureux, vous ne créez pas.
Vous vendez seulement et vous achetez.
De la marchandise partout.

L’AMOUR ET LA VERITE ? NULLE PART.


Où sont les parents ?
Où sont les artistes ?
Pourquoi ne sortent-ils pas dans les rues ?

 




Par Neige - Publié dans : La Légende des Peuples Libres - Communauté : Libre expression
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